Comment débuter comme développeur informatique ?

Temps de lecture : 3 minutes

23/07/2025

Avertissement : Cet article est humoristique. J’ai une mezouza à la maison, je suis fan de Jean Michel Cohen. J’adore les homosexuels, et je suis très respectueux de la mission sainte de l’ARCOM.

Le 10e cercle de l’enfer

Vous connaissez sûrement les 9 cercles de l’Enfer, dans la Divine Comédie de Dante. Je me permets de rajouter un dixième cercle : les tutoriels de programmation.

Je déteste les tutoriels de programmation. C’est la pire méthode pour apprendre à coder. Quand on veut réellement assimiler une notion, une base solide repose sur trois piliers :

Le problème principal des tutoriels, c’est qu’ils formatent votre façon de réfléchir en se basant sur l’expérience d’une autre personne. Apprendre des autres est essentiel, mais suivre un tutoriel pas à pas ne fait que remplir votre cerveau d’informations sans contexte. Vous ne renforcez pas votre propre raisonnement, vous copiez simplement le code et la logique d’un autre.

Vous devez démarrer un projet de code sans regarder le travail des autres. Faites des essais à l’aveugle, plongez dans la documentation des outils que vous utilisez. Peu importe que votre code soit “faux”, peu performant, vulnérable ou pas “propre” (un concept de développeur apeuré à l’idée de perdre son job).

Mon premier projet de code (en étude)

Le premier projet de code de mes années d’études (j’avais fait d’autres projets hors Web bien avant d’intégrer une école) s’appelait L’Agenda Digital. C’était une web app très simple, faisant office de To-Do List collective dans laquelle les étudiants de ma promotion pouvaient noter les devoirs à faire.

The Digital Agenda login page

La motivation derrière ce projet ? Un élève de ma classe se plaignait que “personne ne notait les mêmes devoirs pour la semaine suivante, et certains ne notent rien !”. À cet instant, ma fierté ancestrale de développeur (et d’étudiant de la dernière rangée) s’est réveillée : je devais résoudre ce problème.

Réinventer la roue n’est pas une mauvaise chose

J’ai eu droit aux réactions classiques : “Ça existe déjà, tu n’as pas besoin de le refaire toi-même”, “On peut juste créer un fichier partagé sur Google Doc” ou “Chacun pour soi, démerdez-vous”. Je prie sincèrement pour que D.ieu leur accorde le salut.

N’ayez pas peur de réinventer la roue. L’argument principal qui consiste à dire “tu ne feras jamais mieux que les solutions existantes” ne vaut rien. La question n’est pas de faire mieux, mais de comprendre. En refaisant les choses vous-même, vous assimilez les concepts fondamentaux masqués par les outils modernes.

En codant ce projet moi-même, j’ai appris seul en moins d’un mois le frontend, le backend, ainsi que la notion de frameworks et de bibliothèques. J’ai créé mon propre serveur, mon propre système d’authentification et le chiffrement des mots de passe. C’était bancal et bourré de failles de sécurité, mais j’ai appris. En attendant gentiment les cours de mon école, j’aurais mis trois ans.

Lorsque les élèves ont commencé à utiliser l’application et à me faire des retours, j’ai corrigé des bugs et compris une règle essentielle : tout le monde ne réfléchit pas comme moi. J’ai dû adapter l’interface pour mes utilisateurs, et non uniquement pour mon propre usage. Je développe ce sujet dans cet article.

N’ayez pas peur du changement

Non non non, ce n’est pas une phrase de politicien mondialiste corrompu qui souhaite détruire vos valeurs traditionalistes afin de supprimer chez vous tout ancrage avec le réel.

Ce projet a énormément changé, tant au niveau du design que de la pile technique :

L’objectif n’est pas d’étaler mes compétences aux yeux du monde, mais d’illustrer un principe : il ne faut pas craindre d’expérimenter. J’ai testé plusieurs technologies et plusieurs approches pour résoudre un même problème, et c’est exactement ce qui fait progresser.

Merci d'avoir lu jusqu'ici ! Si vous êtes fan de moi, vous pouvez consulter mes autres articles.